À Lausanne, un retraité vend sa voiture après 22 ans… puis découvre combien il économise vraiment
Pendant plus de vingt ans, Bernard n’avait jamais imaginé vivre sans voiture. À 68 ans, il décide pourtant de vendre la sienne, persuadé qu’il économisera surtout l’essence. Quelques mois plus tard, lorsqu’il additionne réellement toutes les dépenses disparues, le résultat le surprend.
Bernard avait acheté sa voiture à une époque où il travaillait encore à plein temps.
Chaque jour, elle lui servait pour aller au travail, faire les courses, rendre visite à sa famille et partir quelques week-ends.
Pendant longtemps, la question de s’en séparer ne s’était même pas posée.
Pour Bernard, la voiture représentait surtout une liberté.
À la retraite, ses habitudes changent
Après son départ à la retraite, Bernard continue d’utiliser sa voiture presque machinalement.
Pourtant, les kilomètres diminuent fortement.
Il ne doit plus se rendre au travail.
Plusieurs commerces sont accessibles à pied.
Et pour rejoindre le centre de Lausanne, les transports publics sont souvent plus simples que de chercher une place.
Malgré cela, la voiture reste devant son immeuble.
Puis arrive une nouvelle facture
Un matin, Bernard ouvre son courrier et tombe sur plusieurs dépenses liées à la voiture.
Assurance.
Entretien.
Stationnement.
À cela s’ajoutent encore l’essence, les pneus, les réparations imprévues et les contrôles.
Bernard commence alors à se demander combien cette voiture lui coûte réellement pour le peu qu’il l’utilise.
Son fils lui suggère de faire le calcul
Lors d’un repas, son fils lui pose une question simple :
Bernard pense d’abord que la réponse est évidente.
Quelques centaines de francs d’essence.
Peut-être un peu plus.
Mais lorsqu’il rentre chez lui, il décide de vérifier.
Il reprend une année entière de dépenses
Bernard ressort ses relevés bancaires et plusieurs anciennes factures.
Il note tout.
Assurance automobile.
Taxe.
Place de parking.
Carburant.
Service annuel.
Pneus.
Et même les petites réparations qu’il avait presque oubliées.
Plus sa liste s’allonge, plus le montant devient important.
Le parking représente déjà une grosse part
Bernard payait chaque mois pour disposer d’une place près de son logement.
Comme la dépense était automatique, il n’y pensait presque jamais.
Mais multipliée par douze, elle représente déjà une somme importante.
Et surtout, elle continue même lorsque la voiture ne roule pas.
Les petites dépenses s’additionnent vite
Bernard réalise aussi qu’il avait tendance à oublier certaines dépenses.
Un plein ici.
Une petite réparation là.
Une paire de pneus.
Un passage au garage.
Une facture de stationnement ponctuelle.
Rien de spectaculaire pris séparément.
Mais sur douze mois, l’ensemble commence à peser lourd.
Le chiffre le fait réfléchir
Bernard refait le calcul une deuxième fois.
Puis une troisième.
Il enlève même certaines dépenses exceptionnelles pour ne pas exagérer.
Le résultat reste élevé.
Et surtout, la voiture roule beaucoup moins qu’autrefois.
Bernard commence alors à envisager sérieusement de la vendre.
La décision n’est pourtant pas facile
Après 22 ans avec une voiture à disposition, l’idée de ne plus en avoir lui paraît étrange.
Il craint de perdre sa liberté.
Il pense aux visites chez ses enfants, aux courses plus lourdes et aux journées où il pleut.
Pendant plusieurs semaines, il hésite.
Puis il décide de faire un test.
Un mois sans utiliser la voiture
Bernard laisse volontairement sa voiture au parking pendant presque un mois.
Pour les petits déplacements, il marche.
Pour le centre-ville, il prend le bus ou le métro.
Et lorsqu’il doit transporter quelque chose de lourd, il demande occasionnellement de l’aide ou utilise un taxi.
À sa surprise, l’expérience se passe beaucoup mieux qu’il ne l’imaginait.
Il vend finalement sa voiture
Quelques semaines plus tard, Bernard prend sa décision.
Il la vend.
Les premiers jours lui semblent étranges.
Il regarde encore machinalement vers sa place de parking en sortant de l’immeuble.
Mais rapidement, une nouvelle routine s’installe.
Quelques mois plus tard, il refait ses comptes
Bernard compare alors ses dépenses avec celles de l’année précédente.
Bien sûr, il dépense davantage en transports publics et utilise parfois un taxi.
Mais même après avoir ajouté ces nouvelles dépenses, l’écart reste important.
Pour lui, la surprise vient surtout du nombre de frais qu’il ne remarque plus : assurance, parking, entretien et réparations ont tout simplement disparu de son budget.
Il garde une partie de l’économie pour ses déplacements
Bernard refuse cependant de considérer toute la somme économisée comme de l’argent à ne plus dépenser.
Il réserve volontairement une partie de son budget pour ses transports.
S’il doit prendre un taxi, il le fait.
S’il souhaite louer une voiture pour un week-end, il peut également le prévoir.
Cette marge le rassure.
Ce qui l’étonne le plus n’est finalement pas l’argent
Bernard remarque aussi qu’il marche davantage.
Il redécouvre certains commerces de son quartier.
Il prend plus souvent les transports publics.
Et surtout, il ne pense plus aux prochaines factures liées à la voiture.
Une charge de moins dans son budget, mais aussi dans son esprit.
À Lausanne, Bernard pensait surtout économiser quelques pleins d’essence en vendant sa voiture. En réalité, ce sont toutes les dépenses autour du véhicule qui ont fait la différence. Après 22 ans avec une voiture à disposition, il découvre finalement qu’il peut organiser son quotidien autrement… et garder plusieurs milliers de francs de marge sur une année.